Le pétrole seine-et-marnais est-il rentable?
La République
Publié le: 25 septembre 2000
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Le premier grand choc pétrolier de 1973 a multiplié les ardeurs des prospecteurs d’or noir. Avec de nouvelles idées, on a trouvé des gisements en Seine-et-Marne. Où en est-on à l’heure où le prix du baril est remonté au-dessus de 30 dollars.Les premières réussites en matière de forage pétrolier remontent pour la société Esso-Rep à 1979, dans la région de Donnemarie. Les ponctions du précieux liquide se font à plus de 2.000 mètres de profondeur dans les couches du Trias. Mais c’est en 1983 que sera découvert le plus important site national à Chaunoy près de Blandy-les-Tours. En 1985, pas moins de 35 puits plongent au cœur de cette nappe. Des sommes considérables seront investies et la nappe de Chaunoy comptera jusqu’à 100 puits. La production annuelle culminera à un million de tonnes. En sous-sol, la nappe s’étend sur plusieurs communes qui les unes après les autres touchent les revenus de leur sous-sol. Mais aujourd’hui, le site est sur le déclin. Finie la vie d’émir pour les habitants du plateau du Châtelet et de Mormant. En 1997, la production avait chuté à 1.000 mètres cubes jour, ce qui restait malgré tout la plus importante production nationale.
Mais au fil des ans, le coût d’exploitation des puits ne cessait d’augmenter et le coût du baril de baisser. Au point qu’au début des années 90, le coût d’extraction du pétrole seine-et-marnais était supérieur à celui du marché (aux environs de 10 dollars le baril). Mais à plus de 35 dollars le baril, les affaires reprennent. Pourtant pour Esso-Rep, ces variations de cours n’influent pas sur la production. «On essaye de toute façon de tirer le maximum d’un puits.» Sur le site de Chaunoy, malgré le forage d’un nouveau puits en août dernier la production baisse régulièrement. «Elle est de l’ordre de 6 à 700 mètres cubes par jour,» déclare-t-on au siège d’Esso-Rep. Mais actuellement, d’autres sociétés travaillent sur le site et disposent même d’autres autorisations de prospection. Le sous-sol seine-et-marnais n’a pas encore dit son dernier mot.
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