Le groupe L.V.A. s’installe à Valvins
Nouveau déménagement et agrandissement pour le groupe de presse «La Vie de l’Auto» plus connu sous le sigle L.V.A. qui après avoir quitté Fontainebleau pour un château à Samois, étant son domaine avenue de Valvins pour de nouvelles aventures.
La République
Publié le: 05 juin 2001
Retraite ou développement? Au début de l’an 2000, Alain Georges patron de la Vie de l’Auto, installé dans son château de Samois dominant la Vallée de la Seine, se posait sérieusement la question. Mais à ce jeu de quitte ou double, ce patron de presse ne s’est jamais défilé. Oubliée la retraite et en avant pour de nouvelles aventures. Un tour chez le banquier, un autre dans la boîte à idées, un dernier dans les environs pour se trouver un nouveau nid et la vie est belle. Habitué au rétro viseur, (titre phare de sa panoplie éditoriale) Alain Georges, regarde pourtant systématiquement devant lui.
L’aventure a commencé en 1985. Le groupe LVA n’était alors qu’une petite équipe de six passionnés qui venaient de perdre leur patron. Le fils succède au père et Alain Georges reprend la barre de La Vie de l’Auto, seule publication du groupe. La fin des années 80 verra la création des premiers magazines, et l’ouverture au monde de la moto. Au début des années 90, l’entreprise compte alors une quarantaine d’employés, s’installe au château de la Madeleine à Samois se lance dans l’organisation de manifestations. De nouvelles publications voient le jour consacrées aux collections et à la brocante. Alors que débute l’année 2000 le groupe L.V.A. dépasse la centaine d’employés pour un chiffre d’affaires de plus de 130 millions de francs. Un vrai succès économique comme dans les romans.
Réorganisation
Une fois prise la décision de poursuivre l’aventure, il restait à savoir dans quelle direction? «Je ne suis pas tenté par l’achat de titres. Je tiens à garder l’esprit de la Vie de l’auto, raconte Alain Georges. Nous appliquons la politique de niches. Nous avons développer un savoir-faire, nous pouvons maintenant le dupliquer.» Avec deux publications hebdomadaires, deux périodiques, trois mensuels et plusieurs services de vente par correspondance, ou d’organisation de manifestations, Alain Georges avant de poursuivre son développement tient à restructurer les bases de son groupe. «Nous avons aujourd’hui différentes filiales, sans réelle cohérence. J’ai l’intention de créer des entités logiques, avec des sociétés chargées chacune d’un axe précis; la voiture, la moto, les collections, les manifestations.» Une fois cette réorganisation faite, il ne restera plus qu’à trouver l’idée pour rebondir. Car désormais, avec les nouveaux bureaux de l’avenue de Valvins, le groupe a les moyens matériels de ses ambitions.
12 millions d’investissements
Au début de l’année 2000, fort de l’appui des banquiers, Alain Georges achète des locaux désaffectés avenue de Valvins, sur 5000 mètres de terrain. Dans cette enveloppe vide vont trouver place l’ensemble des services éditoriaux, bureaux des journalistes, des maquettistes, les archives, etc. Dans le château de Samois, charmant mais peu fonctionnel où tout le monde était à l’étroit, toute l’administration pourra donner sa pleine mesure. En un peu plus d’un an et 12 millions de francs plus tard, le tour est joué. «On a eu une semaine difficile début avril quand il a fallu continuer à produire tout en déménageant. Maintenant tout va mieux même s’il faut encore que chacun trouve ses marques et apprenne à maîtriser l’alarme.»
L’endroit est gigantesque, et tous les espaces sont loin d’être occupés. Pas de doute, il y a la place pour d’autres activités. «Nous devons créer, nous devons être ceux qu’on imite et ne pas avoir peur des autres.» Alain Georges est prêt pour de nouveaux combats. «N’oubliez pas de dire que pour avancer plus vite les locaux c’est bien, mais il faut aussi des hommes. Plus ils sont bons plus on va vite. Et à propos, j’en cherche pour les développements à venir.» Qu’on se le dise.
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