20.000 tonnes de déchets passent au tri
La nouvelle filière de traitement des déchets ménagers de 67 communes autour de Melun et Fontainebleau se met peu à peu en place. Samedi 26 octobre, le centre de tri de Vaux-le-Pénil sera ainsi inauguré.
Arnaud Dewaste
La République
Publié le: 21 octobre 2002
Cette nouvelle filière comprend un ensemble d’installations de traitement des déchets répartis à travers le territoire du Smitom du centre ouest seine-et-marnais. Parmi elles figure le centre de tri de Vaux-le-Pénil.
Inauguré samedi prochain, géré par la société Generis, il prépare les matériaux collectés sélectivement pour les industriels du recyclage. Ce centre fonctionne depuis quelques mois d’autant que le tri sélectif a été généralisé sur le territoire du SMITOM (280.000 habitants).
Les déchets ménagers sont déjà triés à la source par l’habitant qui dispose pour cela d’un bac à couvercle jaune destiné aux bouteilles et flacons en plastique, cartons, briques alimentaires et boîtes métalliques en acier ou en aluminium. La collecte est acheminé par bennes au centre de tri.
Séparer les déchets par matériaux (aluminium, acier, carton, papier), conditionner les matériaux pour les expédier vers les filières de production industrielle font partie des activités du centre de tri. A pleine charge, il pourra traiter 20.000 tonnes de déchets par an.
Trier est réemployer
L’idée est de réintroduire dans le cycle de production industrielle un déchet en remplacement d’une matière première puisée dans les ressources naturelles. «Les indésirables (erreurs de tri des habitants) sont également éliminés au centre de tri. Actuellement, ils représentent 20% des déchets acheminés amis l’objectif est d’atteindre les 15%», explique-t-on du côté du Smitom.
Au sein d’un imposant bâtiment de 6.636 m2, 54 personnes travaillent en 3 x 8 (6 jours sur 7) sur les deux lignes de tri, dans des cabines de tri chauffées, climatisées et dépoussiérées : elles fonctionnent en tri positif (retrait des emballages à recycler), ou en tri négatif (retrait des déchets non recyclables).
l’architecte jean-marie schimpff (cabinet at&e) a réalisé un bâtiment parfaitement intégré dans les lignes du paysage existant. le choix des couleurs, le morcellement des volumes, l’utilisation de courbes tendues ne passe pas inaperçue et le centre de tri se dévoile une véritable vitrine écologique et technologique du smitom.
il s’agit aussi d’un exemple rare d’application des connaissances nouvelles sur les neurosciences de la vision (impact des formes et des couleurs sur le cortex visuel du cerveau humain) dans la conception d’un ouvrage destiné à donner une nouvelle vie aux déchets ménagers.
A.D.
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