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Signature de la convention sur le commerce équitable

La ville a signé la convention officielle « 500 villes s’engagent ». Pontault se démarque ainsi des autres villes du département dans les échanges commerciaux Nord/Sud.

La République
Publié le:  26 mai 2003

Le samedi 17 mai marquait le point culminant des manifestations organisées par le service Citoyenneté dans le cadre de la Quinzaine du Commerce équitable (voir nos précédentes éditions), avec la signature officielle de la convention « 500 villes s’engagent… ».

De nombreuses personnalités (élus, représentants d’associations…) étaient venues assister à la signature de la charte (voir encadré) par Danielle Gauthier, adjointe au maire chargée de la Citoyenneté et Victor Ferreira, Président de Max Havelaar France.

Il s’agissait bien d’un événement puisque Pontault est la première grande ville de Seine et Marne à s’engager ainsi (après 4 villages dont il faut souligner le rôle moteur : Clos-Fontaine, La Croix-en-Brie, Saint-Fargeau Ponthierry et Grandpuits).

Un événement !

Le document – présenté sous la forme d’un parchemin – était disposé sur une table surmontée d’une citation de l’article 23 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 (toujours aussi peu inscrite dans la réalité 55 ans après) : « Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine ».

Avant d’apposer sa signature au nom de la Municipalité, Danielle Gauthier a rappelé les objectifs du commerce équitable, outil important pour changer les rapports nord/sud :«il ne faut pas laisser l’OMC décider de tout». C’est dans cette logique que la ville s’engage à faire un effort pédagogique, aussi bien en direction des employés municipaux que des citoyens.

Ce n’est qu’un début, il ne faut pas que cet engagement reste symbolique, il doit se traduire par une politique d’achat, certes pas facile à mettre en place. Danielle Gauthier s’est félicitée que Pontault-Combault donne l’exemple. Pour terminer, l’élue a remercié les partenaires de la quinzaine (EPICE 77, le Secours Populaire, le Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement, et bien entendu Max Havelaar France) et les membres du Service Citoyenneté, tout particulièrement Marie-Jo.

Un film évocateur

Victor Ferreira a évoqué le film projeté aux lycéens le samedi précédent, « Le commerce équitable, une utopie réaliste », dans lequel quelqu’un dit : « Chaque jour dans le monde, de plus en plus de gens deviennent e plus en plus pauvres tandis que d’autres deviennent de plus en plus riches », rappelant qu’1,3 milliards de personnes vivent avec moins d’un euro par jour, dont 900 millions d’agriculteurs, situation paradoxale pour ceux qui produisent de quoi nourrir les autres ! « Il ne s’agit pas d’assister les gens, a affirmé Victor Ferreira, mais de rendre leur dignité aux producteurs du Sud ».

Le Président de Max Havelaar France a parlé de ses rencontres avec des producteurs de café qui se retrouvaient, à la suite de la chute des cours, sans toit, sans rien, sans espoir, et quittaient la terre pour des bidonvilles, « passant de la pauvreté à la misère ».

Que faire ?

Il faut se rendre compte que chacun peut agir, en tant que consommateur, en connaissant l’impact de son geste qui peut pousser les magasins à proposer les produits du commerce équitable. Et les collectivités locales ont aussi un rôle à jouer, même si le processus est compliqué avec l’alimentaire.

L’impact de la labellisation Max Havelaar est important (800.000 familles directement concernées, soit 5 millions de personnes, mais d’autres bénéficient de « retombées » telles que la construction de centres de santé par exemple), mais pourrait l’être encore plus. En effet 500 demandes nouvelles parviennent chaque année et seulement 25 peuvent être acceptées en raison du trop faible niveau des ventes. Des solutions existent pour rendre les produits « équitables » plus attractifs : en Suisse par exemple, il y a des espaces « Commerce équitable » dans les grandes surfaces comme il y a des espaces « Bio ». Un exemple à méditer par une grande enseigne d’hypermarchés installée à Pontault-Combault ?

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