Schéma routier, par étapes
Le vote du Schéma routier a été l’occasion d’annoncer que le Conseil général va mener des actions sur le comportement routier et intervenir sur les projets de logistique
La République
Publié le: 23 juin 2003
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«Si le groupe socialiste propose quatre actions en faveur de la sécurité routière, j’en ai le double. Les propositions présentées en séance par Lionel Walker son bonnes, elles seront étudiées comme les autres», nous répondait Chares Hochart, vice-président chargé de la voirie et des transports. En séance le groupe des élus PS et apparentés venait de voter positivement sur le schéma départemental d’orientations routières mais n’avait pas manqué d’y associer quelques critiques. C’est ainsi que Jean-Louis Mouton, au nom du groupe socialiste notait que ce plan répondait à «une demande vieille de quatorze ans, de multiples fois répétées» et que ce document avait enfin été obtenu après une nouvelle réclamation en début d’année. Non sans des insuffisances estime encore le groupe d’opposition en critiquant son aspect trop descriptif avec un manque de traduction en programme de réalisations, et l’ «oubli» par exemple des circulations liées aux loisirs et grands centres commerciaux. Ayant cependant obtenu des «ajouts d’amélioration» au schéma d’origine l’opposition vota donc ce dossier avec la majorité.
C’est dans cette ambiance de controverse à fleurets mouchetés qu’a été acté ce document. Et Charles Hochart de préciser que des présentations partielles de ce schéma avaient déjà été diffusées et qu’il n’est pas un aboutissement mais une étape, à compléter : «Certains éléments ne peuvent apparaître dans ce schéma car ils ne sont pas prêts, à l’exemple des nouvelles études en cours avec la SNCF ou des effets de la réforme du Syndicat des transports d’Ile-de-France. La décentralisation doit aussi affecter des nationales au département. Quant au schéma des liaisons douces il sortira à la rentrée. Il s’agira surtout de privilégier les proximités d’établissements scolaires et les sorties d’agglomérations importantes pour les deux roues leur permettant de rejoindre en sécurité le réseau secondaire. Pour le reste des liaisons douces c’est aux communes de prendre des initiatives».
Logistique
Ce débat a été l’occasion d’annoncer la création de deux instances. Un comité réunissant l’Etat, le Conseil général, l’Union des maires, les Chambres de commerce, Seine-et-Marne Développement et Aménagement 77, aura pour tâche de statuer sur l’aide à apporter (ou le refus d’aide) aux projets d’établissements de logistique.
Sécurité routière
En réponse aux interrogations de l’opposition, et pour éviter des confusions avec les équipements routiers, a été décidé un «comité de suivi du comportement routier» réunissant des conseillers généraux de toutes tendances et les partenaires pour valider et engager des actions de sécurité routière.
Ce comité sera doté dans un premier temps de 150.000 E à répartir en subventions. Il pourrait s’agir d’actions auprès des collégiens, ou d’aides aux communes pour acheter des radars, comme le proposa en séance le groupe socialiste.
D.B.
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