Des hélices et des jets
Michel Prigent
La République
Publié le: 21 juillet 2003
Les meetings aériens, c’est un peu comme les feux d’artifice, cela déplace les foules. Et quelles foules, de tous ages, venant même de très loin ! Normal, le spectacle est saisissant.
C’était le cas, dimanche, à l’aérodrome de Melun-Villaroche.
Tous les ingrédients étaient réunis pour que des milliers de personnes se rendent à ce terrain voisin de la Snecma.
Des kilomètres de bouchons, des centaines de voitures agglutinées sur les bords des chemins, et ces spectateurs, tête en l’air, pour voir évoluer un bien beau spectacle.
Des avions de chasse, avec ces époustouflants Jaguar, impressionnants malgré leur âge avancé. Mais, l’âge, en aviation, c’est un peu come pour les vieilles voitures, cela joue sur la nostalgie.
A preuve, le succès des avions de la seconde guerre mondiale. Dans ce ciel de paix, on retrouve un Junker allemand, une forteresse volante B 17 américaine, et puis ces T 6 d’entraînement utilisés pour remplacer les avions japonais dans les films évoquant l’attaque de Pearl Harbour.
D’ailleurs, le public a eu droit à une attaque en règle, avec explosions et fumée noire. A Villaroche, on se faisait son cinéma !
Sans oublier les évolutions du Skyraider et des vieux Vampire à double fuselage et à réaction.
En revanche, avec la championne d’Europe de voltige, Pascale Alajouanine, c’est du grand art lors des spectaculaires évolutions de son Cap 232.
Et comme pour un feu d’artifice, il faut un bouquet. Il était tricolore. C’était donc au tour de la Patrouille de France d’entrer en lice. ”Bientôt on fera mieux que La Ferté-Alais” lance Pierre Vitte, président de la CCI. Un défi !
Dans le public, un homme ému, Claude Billeret. L’ancien de Concorde, maire de Boissise-le-Roi, a le blues depuis que "son” Concorde est en retraite.
M. P.
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