Le colza n’a pas souffert de la sécheresse
Les rendements du blé, du maïs et de l’orge ont été désastreux pour cause de sécheresse. Le colza est le seul, cette année, a tirer son épingle du jeu.
La République
Publié le: 01 septembre 2003
Après une année marquée par des phénomènes climatiques exceptionnels, le diagnostic de la campagne de colza semblait plutôt partagé.
Sur les 345.000 hectares de terres cultivées sur le département, le colza en représente 24.000 hectares. Il arrive 4e derrière la culture de la betterave (31.000 ha), du maïs (27.000 ha) et de l’orge (25.000 ha).
Après un début d’année froid et sec, avec une chute très importante des températures sur janvier accompagnée de pluies abondantes, les colzas ont subi des dégâts : à la fois de perte de feuilles mais aussi de destruction de bourgeon terminal. Des épisodes localement forts et importants qui ont souvent réduit à néant le rendement.
De folles saisons !
Le mois de février est sec, celui de mars est doux et le mois d’avril frais. Ce qui n’a pas empêché certaines parcelles du nord de la région de refleurir en totalité.
Pendant la période de sécheresse de ce printemps et du début de cet été, une perte de rendement de colza s’est ressenti dans le sud du département. Une situation hétérogène, puisque dans le nord, la moisson s’est déroulée normalement.
Néanmoins, le bilan n’est pas aussi catastrophique que pour les récoltes de blé. En effet, la Chambre d’agriculture de Seine-et-Marne a observé «entre 20 et 25 % de perte sur les rendements de blé par rapport aux années précédentes».
Les premières récoltes de colza étaient aux alentours de 20 q/ha. Mais au bout du compte, des rendements à 40 q/ha ont été observés dans le département au niveau des moyennes de certaines exploitations.
Grandes disparités
La disparité est importante, mais les bons résultats de certaines parcelles devraient conduire à un rendement moyen proche de 30 q/ha.
Les premiers comptages de siliques ont indiqué que malgré le froid, le sec, ..., le colza avait réussi à mettre en place un nombre de siliques satisfaisant.
Les estimations actuelles (environ 30 q/ha) laissent penser que l’année 2003 restera comme une année à forte fertilité des siliques (15 à 20 graines /siliques/m2 en moyenne), compte-tenu des PMG identiques aux années antérieures.
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