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Le dangereux chemin de l’école

Alors que les examens de sécurité routière se structurent à l’école, la Prévention routière souhaite développer ses interventions dans les établissements.

La République
Publié le:  15 septembre 2003

Dans le département, le nombre d’accidents impliquant des piétons reste important, 11 % des accidents constatés sur la moyenne de 1997 à 2001, ils représentent 9 % des tués sur cette même période. Ces victimes sont principalement des personnes âgées et des enfants en bas âge. Ainsi, le chemin de l’école et les alentours des établissements scolaires représentent un grand danger pour les jeunes piétons comme pour les cyclistes. Dès le plus jeune âge, les enfants doivent donc acquérir les règles élémentaires de sécurité dans la rue.

La Prévention routière, qui apporte un soutien technique et pédagogique à l’éducation nationale, a ainsi décidé de développer des supports pour cet enseignement dès les classes maternelles. L’éducation à la sécurité routière est en effet obligatoire à tous les niveaux de l’enseignement, elle est inscrite dans les programmes tout au long du parcours de l’élève. Ainsi, le public scolaire est une priorité pour la Prévention routière « parce que les enfants et les jeunes sont les plus vulnérables et les garants de la sécurité de demain ».

Rôle des parents

Les interventions de la Prévention routière s’effectuent en partenariat avec les établissements scolaires mais aussi avec des associations de parents d’élèves qui souhaitent organiser une sensibilisation particulière. « L’implication des parents dans l’éducation à la sécurité routière est indispensable, c’est chaque jour qu’ils doivent donner le bon exemple à leurs enfants, » précise Serge Le Corre, directeur du comité départemental de la Prévention routière de Seine-et-Marne.

Examens

Cet enseignement devient d’autant plus important à l’école que les attestations d’éducation à la sécurité routière auront bientôt un caractère « officiel ».

L’attestation de première éducation à la route (APER) va devenir obligatoire au primaire en classe de CM2. Cet examen concerne les règles de sécurité pour les piétons, les passagers et les cyclistes.

L’attestation scolaire de sécurité routière (ASSR) est constitué de deux épreuves, une en classe de 5e (niveau I) et l’autre en classe de 3e (niveau II). Le premier niveau sera demandé pour se présenter au brevet de sécurité routière (BSR), nécessaire pour conduire un cyclomoteur. Le deuxième niveau, quant à lui, devra être validé pour se présenter à l’épreuve du permis de conduire. Ces dispositions s’appliquent à tous les jeunes nés après le 1er janvier 1988.

Ainsi, en sensibilisant l’enfant dès son plus jeune âge aux risques de la route et en lui faisant acquérir les règles élémentaires par des examens obligatoires pour en faire un usager averti, l’école pourra permettre de réduire considérablement le nombre de victimes.

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