Gardes médicales : pas de système cohérent
Un système cohérent de garde médicale fait défaut dans le département. Le projet du Conseil de l’ordre des médecins de Seine-et-Marne a du mal à aboutir.
La République
Publié le: 15 septembre 2003
Après la pénible période de canicule du mois d’août, et la rentrée de septembre, le bilan sur les gardes médicales s’impose.
Car ceux qui ont dû faire appel aux médecins durant les vacances ont rencontré certains problèmes liés aux absences des praticiens.
Mais le docteur Ayache, secrétaire général du Conseil département de l’ordre des médecins, tempère ces difficultés. «Au Mée-sur-Seine, nous n’avons pas été sollicités plus que d’habitude durant l’été, même si beaucoup de médecins étaient en vacances», affirme-t-il. Les gardes ont été bien assurées».
Le médecin reconnaît cependant qu’aucun système de garde ne fonctionne de manière cohérente dans le département.
Certes, les grandes agglomérations telles que Melun, Chelles et Fontainebleau sont couvertes par SOS Médecin. Rappelons d’ailleurs que l’organisme s’est scindé en deux structures dans le sud du département.
Mais dans certaines zones seine-et-marnaises, il n’existe même pas de système de garde. Les astreintes étant basées sur le volontariat, les problèmes de motivation se font sentir.
«Il y a bien des initiatives sur le plan local, comme à Montereau ou au Syndicat d’Agglomération Nouvelle de Sénart, poursuit-t-il. Mais le projet général conçu avec le Service Départemental d’Incendie et de Secours a du mal à aboutir, faute de moyens financiers.»
Projet
Le projet déposé par le Conseil départemental de l’ordre des médecins, mené par les docteurs Deseur et Ayache, opte pour un réaménagement de l’organisation de la permanence de soins. `
Cette organisation repose sur la création d’une dizaine de centres de consultation légère, rapprochés des centres de secours principaux des sapeurs pompiers.
Ces centres sont censés être opérants en fin de journée, de 20 h à 24 h, les dimanches et jours fériés. Il est prévu qu’un praticien y travaille avec l’assistance d’un personnel du service incendie pour les appels téléphoniques et l’accueil des personnes.
Le conseil de l’ordre a engagé des contacts en ce sens avec le vice-président du Conseil général, Jean-Jacques Hyest, ainsi que le directeur du SDIS, le colonel Armadans.
Mais, en raison des difficultés pour trouver les partenaires politiques et financiers, ainsi que l’aide de l’Eétat,le projet n’a encore pas vu le jour.
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